Sclérose en plaque
- Dr Tourabi

- il y a 6 jours
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique qui touche le cerveau et la moelle épinière. Souvent diagnostiquée chez de jeunes adultes, elle est aujourd'hui mieux comprise et mieux traitée qu'il y a vingt ans.

1. Les Causes : Un mystère multifactorielÀ ce jour, la cause exacte de la SEP n'est pas connue, mais les chercheurs s'accordent sur le fait qu'elle résulte d'une combinaison de facteurs :
Dérèglement immunitaire : Le système de défense du corps s'attaque par erreur à ses propres tissus.
Facteurs génétiques : Il n'y a pas de "gène de la SEP", mais certains terrains génétiques augmentent la susceptibilité.
Facteurs environnementaux : Le manque de vitamine D (lié à une faible exposition au soleil), le tabagisme, et l'exposition à certains virus (comme le virus d'Epstein-Barr) sont des pistes sérieuses.
2. Physiopathologie : Une erreur de communicationPour comprendre la SEP, il faut imaginer les nerfs comme des fils électriques.
La Myéline : Ces fils sont entourés d'une gaine isolante appelée myéline, qui permet à l'influx nerveux de circuler rapidement.
L'Attaque : Dans la SEP, le système immunitaire détruit cette gaine (démyélinisation).
La Sclérose : Là où la myéline est détruite, une "plaque" ou cicatrice se forme. L'information circule alors moins bien, voire plus du tout, ce qui provoque les symptômes.
3. Les Symptômes : Une maladie "aux mille visages"Les symptômes varient d'une personne à l'autre selon la zone du cerveau ou de la moelle touchée :
Troubles moteurs : Faiblesse musculaire, difficultés à marcher.
Troubles sensitifs : Fourmillements, engourdissements, douleurs.
Troubles visuels : Vision floue ou perte de vision d'un œil (névrite optique).
Fatigue extrême : Un symptôme très fréquent et souvent invisible.
Troubles de l'équilibre : Sensations de vertige.
4. Évolution de la maladieIl existe deux formes principales d'évolution :
La forme rémittente (85 % des cas) : La maladie progresse par "poussées" (apparition de symptômes sur quelques jours). Entre les poussées, les symptômes disparaissent totalement ou partiellement.
La forme progressive : Les symptômes s'aggravent lentement et de façon continue, sans poussées franches au début.
5. Prise en charge et Traitements médicauxBien qu'on ne sache pas encore guérir la SEP, la médecine moderne permet de freiner considérablement son évolution.Traiter la pousséeOn utilise généralement des corticoïdes à fortes doses (souvent par perfusion) pendant 3 à 5 jours pour réduire l'inflammation et accélérer la récupération.Traitement de fond (sur le long terme)L'objectif est de réduire le nombre de poussées et de ralentir le handicap :
Immunomodulateurs : Ils calment le système immunitaire (interférons, acétate de glatiramère).
Immunosuppresseurs : Plus puissants, ils bloquent ou éliminent certaines cellules immunitaires agressives.
Traitements oraux ou par injections : Le choix dépend de l'agressivité de la maladie.
Traitement des symptômesLa rééducation (kinésithérapie) est essentielle pour maintenir la mobilité. On peut aussi prescrire des médicaments contre la fatigue, les douleurs nerveuses ou les troubles urinaires.Type d'action de médicament Molécules clésAnti-inflammatoires (Poussées)MéthylprednisoloneModulateurs (1ère ligne)Interférons, Glatiramère, TériflunomideSéquestration lymphocytaireFingolimod, NatalizumabAnti-Lymphocytes B (CD20)Ocrélizumab, Ofatumumab, Rituximab
1. Notre Approche de médecine integrative ( DR TOURABI )Notre méthodologie repose sur le concept de médecine de terrain. Nous postulons que la maladie est la résultante de déficits biochimiques et de déséquilibres systémiques. L'objectif thérapeutique est de passer d'une médecine palliative à une médecine à visée curative et régénérative.2. Axes d'Intervention ThérapeutiqueLe protocole se déploie en cinq étapes synergiques, personnalisées selon l'anamnèse et l'évolution clinique du patient :A. Médecine Orthomoléculaire : La Restauration BiochimiqueCette étape constitue la pierre angulaire du traitement de fond. Elle repose sur l'identification et la correction des déficits cellulaires.
Stratégie : Prescription de complexes multivitaminés et d'oligo-éléments à des dosages pharmacologiques (curatifs) et non simplement nutritionnels.
Mécanisme : Cette supplémentation intensive et temporalisée vise à traiter la dysfonction immunitaire à sa source.
Cible Majeure : La correction de l'hypovitaminose D. Considérée dans notre approche comme un facteur étiologique majeur de la SEP, la Vitamine D est administrée pour moduler la réponse auto-immune et protéger le système nerveux central.
B. Naturopathie : L'Hygiène de Vie comme Levier ÉpigénétiqueCette approche globale vise à modifier l'environnement biologique du patient pour réduire l'inflammation chronique.
Interventions : Prescription d'un réglage alimentaire anti-inflammatoire strict et d'une hygiène de vie adaptée (rythme veille-sommeil, activité physique).
Objectifs : Prévention des poussées inflammatoires et optimisation de la réponse de l'organisme au stress oxydatif.
C. Auriculothérapie : Neuromodulation RéflexeTechnique de stimulation des points réflexes de l'oreille, utilisée ici à des fins de neuro-réhabilitation.
Action Symptomatique : Gestion immédiate de la douleur neuropathique et de la spasticité (crampes).
Action de Fond : Stimulation des voies nerveuses visant à favoriser les processus de remyélinisation endogène.
D. Aromathérapie Clinique : Adjuvant SynergiqueUtilisation d'huiles essentielles chémotypées en complément du traitement conventionnel.
Rôle : Renforcement de l'efficacité thérapeutique par voie topique ou olfactive.
Bénéfices : Action anxiolytique directe et réduction de la fréquence des crises inflammatoires par modulation du système nerveux autonome.
E. Approche Psychodynamique (Psychanalyse)La prise en compte de la dimension psychologique est indissociable du traitement somatique.
Méthodologie : Accompagnement par un praticien pour identifier et traiter les sources d'angoisse profondes.
Lien Corps-Esprit : La réduction de la charge anxieuse permet de diminuer les taux de cortisol, favorisant ainsi un climat biologique propice à la guérison et à la stabilité immunitaire.



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